Créer un site internet

B-Les maladies du vers à soie: Un petit pas vers la médecine

Les recherches de Pasteur sur les maladies débutent en 1865 par l'étude des maladies du vers à soie. Le contexte historique est alors assez peu favorable à cause de l'épisode de La Commune de Paris et de la guerre franco-prussienne. De plus, la vie de Pasteur n'est pas plus gaie, il perd ses trois filles et son père entre 1859 et 1866, et il est lui même atteint d'une hémiplégie gauche (paralysie total ou partiel d'une moitié du corps) qui le laisse demi-paralysé toute sa vie.

Seul les recherches scientifiques semblent être épargnées par cette série de mauvais sorts qui le touche. En effet, quelque temps plus tard des physiciens et biologistes, comme Charles Chamberland (il a aidé Pasteur à réaliser des expériences contre la théorie des générations en reprenant une expérience de Charles Bastian entre 1875 et 1879) et Émile Roux débutent des recherches sur les maladies contagieuses avec l'aide de Pasteur. Il établiront que ces maladies sont l'œuvre d'organismes microscopiques : des bactéries (choléra des poules, maladie du charbon) ou de virus qui ont infecté des cellules ou des bactéries pour se propager (le virus de la rage).

Les maladies du vers à soie:

En 1851, Jean-Baptiste Dumas, partisan de la théorie des germes de Pasteur, est Ministre de l'agriculture et du commerce sous la II ème République alors déjà influencée par Napoléon III qui installera le Second Empire un an plus tard (1852-1870). Dumas est également le sénateur du Gard et profita de sa position pour appuyer l'initiative de mandater Pasteur, en 1865, pour étudier les maladies du vers à soie qui ont de graves conséquences commerciales dans les Cévennes, vers Alès. Le ver à soie est originaire d'Asie et il est élevé de plus en plus industriellement dans les magnaneries pour le commerce de la soie, c'est la sériciculture. L'étude des maladies de ces vers va permettre à Pasteur de s'orienter vers les maladies contagieuses et infectieuses de l'homme et de s'intéresser à la médecine dont il a obtenu son doctorat en 1868.


Les recherches :


Lorsque Pasteur et ses collaborateurs commencent leurs recherches ils sont confrontés à un problème: les vers à soie semblent être atteints de plusieurs maladies, ce qui mélange les symptômes et complique la recherche de la guérison de la maladie. Les collaborateurs de Pasteur prouvent que la maladie est causé par un parasite. Mais Pasteur n'est pas tout à fait d'accord, il avait observé que dans les élevages dégradés et crasseux, les vers à soie succombaient en plus grand nombre. De plus, il a remarqué un caractère héréditaire de cette maladie. En effet, les papillons atteints de cette maladie engendre une descendance malade mais la maladie n'est pas détectable à l'œil sur les œufs, alors il faut effectuer un prélèvement et l'observer au microscope pour détecter la maladie.

 

micro.jpg

 Microscope de l'époque de Pasteur, il grossissait déjà environ 500x (image prise sur le site du Musée Pasteur: voir bibliographie)

 


Après quatre années d'études et d'expériences, il en conclu que les parasites de la première maladie, la pébrine, sont  effectivement contagieux. Il conclu également qu'une autre maladie, qui affecte particulièrement les animaux touchés par la pébrine, se déclare dans de mauvaises conditions d'élevage. Cette maladie s'appelle la flachérie et elle est mortelle pour les vers. Les mauvaises conditions d'élevage participent à l'établissement des conditions idéales de développement des organismes parasitaires de la pébrine.  


Une solution pour prévenir les maladies: 


 Ainsi, pour combattre ces maladies Pasteur propose un système de prévention : le grainage cellulaire, c'est un tri (au microscope) des vers femelles non atteintes de la pébrine, qui rappelons-le est héréditaire. Ce tri permet de sélectionner les femmelles les plus fortes pour la reproduction et de détruire les femmelles ateintes. Ce système permet ainsi d'arrêter la contagion de la maladie, qui cumulé à des meilleures conditions d'élevage permet de prévenir le déclenchement des maladies des vers à soie.


Conclusion:


Avec cette étude sur les vers à soie, Pasteur a de nouveau contribué au bon fonctionnement de l'économie locale. La théorie des germes ainsi que cette étude ont également permis à Pasteur de découvrir les maladies contagieuses et infectieuses, c'est en quelque sorte le point de départ des études des autres maladies humaines et animales, comme le choléra des poules dans un premier temps puis la maladie du charbon chez les moutons et finalement la rage chez l'homme.

 

 

Ajouter un commentaire
 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×